Je confirme avec l’ensemble des parlementaires communistes, députés et sénateurs, mon opposition totale, non seulement au changement de statut de l'établissement public, mais également à la transposition de la directive votée en 2008 qui prévoit la libéralisation totale des activités postales au 1er janvier 2011. Nous estimons que loin de donner de nouvelles marges de manœuvre à ce groupe public, cette nouvelle déréglementation prive « La Poste » des moyens de mener à bien ses missions de service public notamment en termes d'aménagement du territoire et de satisfaction des besoins de nos populations et ce , quelque soit leur lieu d’habitation. Aujourd'hui déjà, la « « Poste » est soumise à des pressions importantes pour améliorer sa compétitivité économique au détriment de ses missions au service du public. De nombreux bureaux de postes ont déjà été fermés, transformés en simples points de contact ou en agences postales communales, des suppressions d'emplois ont conduit à réduire l'amplitude d'ouverture des bureaux. L'accessibilité bancaire est largement remise en cause par la filialisation de la banque postale ainsi que par banalisation du livret A. De plus, cette ouverture du capital, malgré les assurances données que celui ci reste 100% public, constitue de fait un premier pas vers la privatisation de la poste. En effet, les exemples sont aujourd'hui nombreux où l'ouverture du capital des établissements publics s'est finalement transformé en une privatisation pure et simple, comme cela fut le cas pour EDF et GDF ou bien encore pour France Telecom. Le refrain est bien connu : on transforme en société anonyme puis on privatise. Les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen et les sénateurs du parti de gauche soutiennent les initiatives du comité de défense de La Poste et notamment la tenue de votations citoyennes le 3 octobre prochain, dans le plus grand nombre de localités. Par conséquent, ils demandent au Président de la République le retrait du texte en l'absence de mise en œuvre d'un référendum institutionnel sur l'avenir du service public postal. En tout état de cause, ils seront, si ce texte est examiné par le Sénat, des opposants déterminés à ce projet de loi qui lamine ce service public de proximité, auquel les citoyens sont attachés. Pour ma part je m’engage dès aujourd’hui à faire aboutir dans la plus grande concertation, avec tous les acteurs concernés, cette mobilisation dans notre département du Pas de Calais.