A peine sorti le film « Welcome » de Philippe LIORET consacré à la situation inhumaine des migrants à Calais a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive…
L’actuelle Maire de Calais a par exemple contribué, à sa manière, à la promotion de ce film en déclarant qu’elle ne souhaitait pas le voir: « car une nouvelle fois il va donner une image déplorable de la ville ».
J’ai un grand respect pour la fonction de Maire, je n’évoquerai donc pas les propos beaucoup plus tendancieux et populistes tenus sur ce film par madame Bouchart et que n’ont pas manqué de rappeler les cinéastes, les acteurs- Vincent Lindon en tête- et de nombreux médias nationaux. Les Calaisiens ne méritent pas d’être ainsi mis à l’index.

Après son examen à l’Assemblée Nationale, il revenait aux sénateurs de discuter le projet de loi du « Grenelle de l’Environnement ».
Une impression plus que mitigée se dégage des débats entre le consensus autour des bonnes intentions exprimées et les grandes incertitudes qui persistent quant à la faisabilité des objectifs et les moyens financiers qui y seront consacrés. Encore une fois il fut confirmé au fil des débats que l'on ne pouvait raisonnablement évoquer les problèmes écologiques, qui sont au demeurant bien réels, si l'on s'interdisait par "a priori idéologique" de prendre en compte le système économique capitaliste qui est la cause fondamentale des pires déséquilibres pour notre planète et surtout pour les hommes et les femmes qui y vivent.
Le ministre Borloo a encore démontré sa capacité de manier l’art de la séduction tout en sachant surfer sur la vague bien réelle des interrogations et inquiétudes qu’expriment de plus en plus en nombreux nos concitoyens en matière de qualité de vie.
« Ce n’est que le début… de la crise », pensent bien des spécialistes. Les financiers ont oublié les fondements même de l’économie que sont la production et la vente de biens et de
services pour répondre aux besoins de la population.
A vouloir jouer avec des instruments financiers de plus en plus virtuels, ils auraient ruiné des secteurs entiers de l’économie capitaliste. L’idéologie dominante et la pensée unique sont décidément tenaces.
C’est sans doute vrai, mais quand j’entends ou lis, ce que l’on demande aux élus locaux à savoir leur contribution pour « sortir de la crise » tout en leur ôtant les moyens financiers et les outils publics pour remplir leur rôle. Je ne peux donc que m’interroger....
Tandis qu’aucune augmentation du SMIC, ou de revalorisation des retraites n’a été annoncée par un Président de la République aux abois, une grande nouvelle a été faite : en 2010, à la demande de Mme PARISOT, la taxe professionnelle sera supprimée !
Ainsi, la principale ressource des collectivités locales, représentant près de 30 milliards d’euros (et non 8, comme affirmé par M. Sarkozy, soit deux fois la taxe d’habitation et une fois et demie la taxe foncière) va être supprimée, allégeant d’autant la participation des entreprises au financement de l’action publique ! Ces mêmes entreprises qui bénéficient des services publics pour pouvoir exercer leur activité.
En réponse à ma question visant à interpeller le gouvernement sur sa conception désastreuse de la relance économique, le ministre chargé de ce plan me répondait sans froncer les yeux que la situation que je brossais de la situation était pessimiste et que les différentes mesures annoncées allaient régler les problèmes. Il concluait sa réponse en affirmant que dans une situation de crise il ne servait à rien de critiquer car il fallait au contraire que "toute la nation s'unisse". Quelques jours plus tard, le 29 janvier, des millions de salariés défilaient dans les rues avec une toute autre conception de l'union, celle de l'unité syndicale afin de faire plier un gouvernement qui persiste dans sa volonté de servir une minorité de dominants.